Une erreur humaine et une panne informatique sont évoquées par le ministre espagnol des Transports pour expliquer la tragédie ferroviaire survenue mercredi en Espagne.
La violente collision de deux TGV, entre Madrid et Séville, a causé 68 morts et plus de 100 blessés, rapporte le journaliste Romain Chauvet.
Ce deuxième incident majeur en 2024 ravive la colère et la méfiance envers le réseau de TGV espagnol, le deuxième plus grand au monde.
«Il y a beaucoup de gens qui utilisent cette ligne-là, à la fois pour des vacances, mais également pour se rendre pour des rendez-vous professionnels également. Alors évidemment, ça suscite beaucoup d'inquiétude. Des gens qui me disaient: “Écoutez, maintenant, peut-être dans les prochains jours, on va peut-être changer nos plans de voyage et plutôt privilégier une location de voiture ou des autobus”. Il y a quand même des craintes maintenant en Espagne d'utiliser donc ces trains pour se déplacer.»
Trois jours de deuil national ont été décrétés en pleine campagne électorale.
Des grèves, des manifestations et des suspensions de trains témoignent de l’impact sur la sécurité et la confiance du public, ajoute le journaliste Chauvet.