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Femmes victimes de violence conjugale

L’Escale affiche complet et refuse des hébergements

L’Escale affiche complet et refuse des hébergements
La maison l'Escale de l'Estrie doit refuser l'hébergement à des femmes victimes de violence conjugale. / Tirée de Facebook SQ

Le phénomène de la violence conjugale atteint des niveaux si élevés que la Maison l’Escale de l’Estrie doit refuser des hébergements à des femmes et des enfants qui en sont victimes.

Si on lui donnait la possibilité, Dominique Côté, directrice de l’Escale, doublerait le nombre de places afin d’accueillir plus de pensionnaires. Actuellement, on peut héberger 16 personnes dans les neuf chambres de la maison d’hébergement. 

«L’an dernier, nous avons dû faire 234 refus», estime-t-elle.

«On pourrait accueillir le double de femmes. Nous n’aurions pas l’espace, mais il nous faudrait d’autres bâtiments.»

Selon la gestionnaire, toutes les maisons pour femmes victimes de violence au Québec ont peine à répondre à la demande. L’Escale ne fait pas exception, affichant complet.

La direction doit faire des choix, avoue Dominique Côté, invitée à l’émission Midi Actualité à commenter la nouvelle à ce sujet parue dans La Presse.

«On évalue le niveau de dangerosité pour les femmes et les enfants. Il ne faut pas que les gens aient peur de nous appeler. On va trouver des moyens d’aider. On peut parler avec des intervenants 24 heures sur sept jours», plaide-t-elle.

«Par exemple, les cas les plus urgents peuvent être hébergés à l’hôtel. On fait des miracles avec nos équipes.»

2600 appels

En 2023, la Maison l’Escale a reçu 2600 appels pour diverses demandes d'aide. On remarque une petite augmentation par rapport à l’année précédente. 

«Les gens parlent plus de violence conjugale. C’est peut-être rendu moins tabou», ajoute-t-elle. 

«Des fois, ce sont des gens qui nous contactent pour une collègue de travail ou une proche. Ce n’est pas toujours facile de prendre le téléphone pour demander de l’aide. Quand c’est un ami ou un membre de la famille, ça peut faire débloquer les choses.»

Plus de fonds 

Si on lui attribuait plus de fonds, l’Escale pourrait aussi embaucher plus de personnels, ouvrir un bureau ailleurs en région et couvrir plus de territoire, a poursuivi Mme Côté, questionnée par l’animateur Martin Pelletier.

«On remarquer que c’est plus facile pour une femme qui demeure à Sherbrooke d’obtenir de l’aide que pour une femme qui demeure en région, a-t-elle déploré. Une chance que nous avons des partenaires pour nous aider.»

«On ne veut pas laisser le message qu’il ne faut pas nous contacter. Il ne faut pas hésiter. Nos services sont disponibles et gratuits.» 

On peut téléphoner à l’Escale de l’Estrie au 819 569-3611.

À lire aussi: 

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