Au cours des dix dernières années, on estime que plus de 50 000 Québécois ont été retenus plus de trois jours en psychiatrie contre leur gré.
Ce phénomène, régulier depuis l'application de la loi P-38 (Loi sur la protection des personnes dont l'état mental présente un danger), est critiqué pour son application subjective et les délais de traitement judiciaire, mentionne Vincent Marquis, conseiller en défense de droits.
Ces personnes peuvent réclamer jusqu’à 1000 $ par jour excédant le délai légal.
Un recours collectif a été lancé, dit M. Marquis.
«Au 1ᵉʳ juin 2025, la firme qui administre l'action collective avait reçu seulement 450 inscriptions. Donc, ces chiffres détonnent complètement avec les estimés. On constate que, même s'il reste juste une semaine et demie en Estrie, nous, concrètement, pour le 24 juillet, on avait pris 82 demandes d'information et on avait accompagné cinq ou six personnes dans la transmission d'une demande de réclamation.»
Le recours couvre la période du 1ᵉʳ janvier 2015 au 4 novembre 2024, avec une campagne d'indemnisation se terminant le 11 août.