Un nouvel indice pancanadien de mobilité sociale révèle qu’aucune province n’atteint la note de passage de 60 %.
L’Alberta est la plus proche de ce seuil, avec 57,4 %, et le Québec occupe le dernier rang, avec 39,7 %, explique Renaud Brossard, vice-président de l'Institut économique de Montréal (IEDM).
Il explique que la mobilité sociale dépend de facteurs comme l’éducation, la fiscalité et la réglementation. La mobilité sociale désigne l'évolution de la situation socioéconomique d'une personne par rapport à celle de ses parents ou tout au long de sa vie.
M. Brossard souligne que les barrières artificielles (métiers réglementés, impôts élevés, zonage municipal) freinent particulièrement la mobilité au Québec, malgré un filet social égalitaire.
L’étude met en lumière la difficulté croissante d’améliorer sa condition socioéconomique au Canada, ajoute-t-il.
«Quand il vit dans cette situation de pauvreté là, mais sur le long terme, il va y rester plus longtemps. C'est un peu ça aussi qu'on dénonce. On a essentiellement essayé d'acheter les qualités et, pour l'obtenir, on a laissé tomber la mobilité.»