Le gouvernement de la CAQ élargit la loi sur la laïcité pour exiger le visage découvert de la garderie à l’université.
Il refuse toutefois d’étendre l’interdiction des signes religieux dans l’espace public.
Invitée à commenter, Cynthia Poitier, présidente du Syndicat des travailleuses en CPE de l’Estrie, a souligné que cette mesure pourrait priver le secteur d’éducatrices compétentes.
«Je ne sais pas s’il y a des éducatrices qui ont le visage voilé en CPE. Peut-être qu'elles ont le voile sur la tête qui cache les cheveux, mais pour ce qui est du visage, c'est certain qu'on se positionne un peu bizarrement dans le sens qu'on ne veut pas interdire ça.»
Selon elle, les enfants ne s’intéressent pas aux signes religieux et que l’enjeu principal concerne les liens éducatifs et la gestion des demandes de prières au travail.
Les négociations locales des CPE de l’Estrie sont aussi dans l’impasse, note Mme Pothier.