La détresse psychologique des adolescents atteint un niveau inédit et se répercute de plus en plus lourdement sur leurs parents.
C’est ce qui ressort du bilan de l’organisme Tel-Jeunes
En effet, après des premiers signaux alarmants en 2024, le portrait 2025 confirme une détérioration rapide, à la fois en volume et en complexité des besoins, note Annie Papageorgiou, directrice générale de Tel-jeunes et de sa Fondation.
Les enjeux de santé mentale atteignent un sommet, représentant 50 % des demandes, comparativement à 40 % l’an dernier. C’est du jamais vu pour l’organisme, ajoute-t-elle.
Les situations liées à la violence, à l’intimidation et à la cyberintimidation sont en forte croissance. On constate aussi que les demandes après les heures de classe, surtout entre 16 h et minuit, ont bondi de 30%.
À ce jour, les demandes d’aide de jeunes et de parents approchent les 50 000, soit 20 % de plus qu'à la même période l’an dernier. En tenant compte du pic des Fêtes, Tel-jeunes prévoit dépasser les 60 000 requêtes d’ici la fin de l’année, dit Mme Papageorgiou.
«Quand on est un adolescent, on veut se sentir valide, on veut se sentir. On cherche notre place dans ce monde là. Puis le monde de l'image, les réseaux sociaux, ça fait beaucoup de choses à gérer. Être adolescent, c'est déjà une période pas simple. Alors, dans le monde dans lequel on est, la pression est plus grande et ça a un impact sur l'anxiété chez les adolescents.»