Sans statut officiel et sans budget, Sherbrooke Citoyen continuera de jouer un rôle d’opposition à l’hôtel de ville.
À la suite du jugement rendu par la Cour supérieure concernant la demande d’ordonnance de sauvegarde, le parti municipal annonce également qu’il met fin aux démarches judiciaires entreprises afin d’être reconnu comme l’opposition officielle en vertu de la Loi des cités et des villes.
Une saine démocratie commende d'avoir un contre-pouvoir afin de pouvoir offrir une voix à plus de citoyens, lance Laure Letarte-Lavoie, conseillère municipale du district de l'Hôtel-Dieu.
«En vertu de la loi, on ne sera pas reconnu et on n'aura pas le budget de cabinet. Il faut aussi bien spécifier que l'argent du cabinet d'opposition n'allait pas nous profiter, à aucun moment, personnellement. C'était pour nous permettre d'avoir des employés. Donc, comme la mairesse.»
Rappelons que la Cour supérieure du Québec a refusé d’accorder aux élus de Sherbrooke Citoyen de jouer le rôle de l’opposition officielle. Le tribunal évoque le non-respect de la règle des 20 % des votes.
Sherbrooke Citoyen fait toutefois valoir que le tribunal reconnaît que la situation vécue à Sherbrooke est inédite et qu’elle soulève des questions sérieuses quant au fonctionnement de la démocratie municipale, confirmant ainsi la légitimité du débat.
Écoutez l’entrevue accordée à l’animatrice Valérie St-Jean.
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