Trois-Rivières a surmonté quelques défis de dévitalisation ces dernières années et le taux de vacance des bureaux et commerces a passablement été abaissé. Est-ce que Sherbrooke peut s'en inspirer pour relancer son centre-ville?
Dans le débat sur l'exode de commerces au centre-ville, les données officielles de Sherbrooke montrent que le taux de vacance par superficie est de 11% pour les commerces, 14,8% pour les bureaux de professionnels pour une moyenne de 13%. La fourchette d'équilibre généralement se situe entre 5 et 10%.
Si l'on compare ailleurs sur le territoire à l'échelle du Grand Sherbrooke, le taux de vacance commerciale est de 10,3%.
L'évolution des habitudes de télétravail et le vieillissement du parc immobilier seraient aussi en cause.
Olivier Legault, directeur de l'organisme Rues Principales (qui a aider à dynamiser bon nombre de centre-villes) estime que Sherbrooke doit capitaliser sur ces forces, sur la densification douce et la mixité pour espérer se relancer.
Quant à Trois-Rivières, en plus de l'arrivée d'un Centre de congrès et de l'Amphithéâtre Cogeco en périphérie, le directeur de l'aménagement du territoire et du développement durable Marc-André Godin explique que plusieurs incitatifs fiscaux et programmes ont été déployés à la fois pour rénover le logement, les commerces et le patrimoine bâti. Depuis la première édition en 2020, la période de piétonisation a aussi été raccourcie avec le temps.
En partenariat avec l'organisme Trois-Rivières Centre, une vision hivernale a été déployée avec le concept Hiverville 2025, pour attirer de nouvelles familles.