Les syndicats de l'enseignement en appellent à une meilleure protection pour les lanceurs d’alerte en éducation.
Un code d’éthique est imposé par le gouvernement du Québec sans consultation du personnel, déplore David Raymond, président du Syndicat de l'enseignement de l'Estrie.
Au micro du 107,7 Estrie, il critique ses principes trop larges et ses impacts négatifs sur la protection des lanceurs d’alerte.
Il cite des cas à Sherbrooke où des enseignants ont été sanctionnés pour avoir simplement levé le ton ou croisé des élèves hors de l’école.
«Je le répète, il est très large. Donc, on peut s'en servir avec le gros bon sens, et ça peut bien se passer. Et avec le même code d'éthique, on pourrait vraiment serrer la vis puis avoir toutes sortes d'interventions qui ne font pas de sens.»
M. Raymond souhaite une révision du code d’éthique impliquant davantage les acteurs du milieu scolaire pour éviter des dérives et mieux protéger la liberté d’expression.