On remarque une hausse marquée des ventes de maisons sans garantie légale au Québec.
Le taux atteint 43 %, un phénomène accentué depuis la Covid-19.
Ce type de transaction, auparavant réservé aux successions ou reprises de finances, expose les acheteurs à des risques importants, déplore le courtier immobilier sherbrookois Jean-François Bérubé.
«On a des gens qui vendent aussi sans garantie légale maintenant, c'est qu’eux-mêmes ont acheté sans garantie légale. Ils ne veulent pas nécessairement être le premier dans la chaîne de titres qui pourrait faire en sorte que tu serais le premier responsable après plusieurs transactions.»
Il remarque notamment l'absence de recours en cas de vices cachés. Le phénomène s'explique par un marché fortement favorable aux vendeurs, dit celui qui anime le balado Les Dessous de l’immobilier.
Les institutions financières deviennent plus prudentes, exigeant des inspections exhaustives, note Jean-François, recommandant vivement aux acheteurs de s'entourer de professionnels avant d'accepter une telle condition.