Un camionneur gravement blessé dans un accident a réussi à faire reconnaître sa dysfonction érectile comme une lésion professionnelle.
Selon Annie Boilard, présidente du Réseau Annie RH, invitée à commenter, il s’agit d’un cas rare au Québec.
Sa dysfonction érectile a été reconnue comme lésion professionnelle auprès de la CNESST et du Tribunal administratif du travail.
On a considéré que l’accident de travail a eu des effets secondaires à la suite d’une médication, explique-t-elle.
«C'est comme ça que c'est devenu un enjeu, que la CNESST a été saisie du cas puis, par ricochet, le Tribunal administratif du travail, parce qu'il y a eu des démarches en ce sens pour faire reconnaître l'enjeu final en lien avec l'accident du départ.»
Source: Archives
Ce cas reflète les enjeux d’indemnisation (90 % du salaire par la CNESST), la dynamique employé-employeur, les impacts sur le retour au travail et la stigmatisation des blessures invisibles.
Annie Boilard analyse aussi la complexité des démarches administratives liées aux maladies professionnelles.