Un récent sondage de l'Association des garderies privées du Québec révèle un fossé entre les intentions législatives du gouvernement et les priorités réelles des parents.
Alors que Québec s'apprête à resserrer les règles sur le port de signes religieux pour le personnel éducatif, 68% des parents se disent à l'aise avec une éducatrice portant un signe visible, comme le voile, tant que le visage demeure découvert.
Cette ouverture semble dictée par la crise des places en garderie, où la sécurité et la disponibilité du service l'emportent désormais sur le débat identitaire.
Écoutez le collaborateur Jérôme Landry aborder le tout, mardi midi, à l'émission de Marie-Eve Tremblay.
Pour lui, cette tolérance des parents est un recul face aux acquis féministes du Québec.
Il soutient que le voile n'est pas un simple accessoire, mais un symbole de soumission incompatible avec le rôle de modèle d'autorité qu'exerce une éducatrice auprès des jeunes enfants.