L'étau se ressert autour des étudiants de troisième année du Cégep de Sherbrooke qui doivent se prévaloir d'un stage pour accéder à la profession de travailleur paramédical, alors que les négociations entre le syndicat et le gouvernement sont toujours dans l'impasse.
C'est que les derniers stages nécessaires pour l’obtention de leur diplôme ne font pas partie des "services essentiels garantis" par les travailleurs paramédicaux pendant la grève, en vertu d'un jugement du Tribunal administratif du travail. Les travailleurs, qui sont sans convention depuis 3 ans à la CSN, plaident que leurs moyens d'action sont limités pour valoir leurs points.
La session hivernale est déjà en cours et se termine à la mi-mai.
Une vingtaine d'étudiants sont actuellement de la cohorte de troisième année à Sherbrooke en soins préhospitaliers, le Cégep a pu compenser pour un premier stage par des activités pédagogiques et aménagements à l'horaire mais le dernier stage, de près de 250 heures est indispensable parce qu'il est en milieu de soins et est immersif.
Le Cégep de Sherbrooke considère actuellement certaines options et l'association des étudiants en santé remarque aussi un certain découragement chez les élèves quant aux conditions offertes aux paramédics et aux discussions particulièrement ardues avec le gouvernement.
Le président du syndicat CSN des paramédics en Estrie Samuel Côté estime avoir déposé une contre-proposition salariale au gouvernement qui tient compte des finances publiques et qui est actuellement en analyse.