Le projet de tour de télécommunications de Bell sera de nouveau discuté au conseil au prochain conseil. Le conseiller du district du Golf Pierre Avard croit que Sherbrooke doit adopter une approche de médiation et négociation avec Innovation, Sciences et Développement économique plutôt que d'aller de l'avant avec le site privilégié par Bell.
Depuis 2 ans, le projet de Bell a rencontré de l'opposition citoyenne, pour des questions de perte de valeur des maisons, de perte de canopée et d'esthétisme.
Pascal Gélinas, qui a mené le combat au sein du comité Vigilance Bromont pour ce même genre de dossier va même plus loin en invoquant que la Cour Suprême a statué (le 25 avril 2025) que "les municipalités ont le pouvoir de réglementer l'installation d'antennes de communications sur les terres publiques et que les opérateurs ont le devoir de négocier avec les autorités locales pour obtenir l'accès aux biens publics pour y installer des antennes".
Il cite aussi l'exemple de la municipalité de Waterloo, qui a même envoyé une mise en demeure à l'entreprise Bell pour empêcher un projet de tour.
On se souviendra qu'en septembre 2025, le conseil municipal de Sherbrooke avait d'abord refusé d’accepter le plan d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA) pour la construction de la tour de télécommunications. Après une rencontre avec la haute direction de Bell, Marie-Claude Bibeau a pu préciser au dernier conseil que le seul site envisageable par la compagnie est celui du parc Marquis-de-Montcalm. Des sites alternatifs ont été proposés par la Ville mais ont été vite écartés et le comité consultatif d'urbanisme a tranché.
"Nous saluons la collaboration avec la municipalité. En effet, nous avons évalué d’autres sites, dont certains suggérés par la municipalité. L’objectif est d’améliorer la couverture dans le secteur immédiat, et aucun autre site ne répondait aux critères de propagation du signal permettant d’atteindre cet objectif d’amélioration de la couverture".
Déclaration de Bell
Mme Bibeau a aussi évoqué le souhait d'aller chercher des compensations pour la perte de canopée, lors de la construction. Le sujet doit revenir au prochain conseil et Marie Massé du comité de citoyens espère que le conseil se ralliera à la suggestion du conseiller Avard.