Les retombées économiques anticipées, comme les 1,2 milliard d’euros pour les spectacles de Céline Dion à Paris, sont souvent exagérées.
Il faut distinguer les retombées directes, facilement calculables (ex. vente de billets), des retombées indirectes, plus difficiles à mesurer (ex. dépenses des touristes), explique Dany Provost, actuaire et fiscaliste.
Il souligne l’utilisation de multiplicateurs optimistes et l’importance de calculer les retombées nettes.
«Il faut comprendre que, pendant la durée des spectacles à Paris, il va y avoir des touristes, il va y avoir un paquet de monde qui vont converger vers Paris. Ces gens-là vont louer des chambres d'hôtel. Ils vont dépenser au restaurant, ils vont avoir d'autres loisirs, ils vont peut-être acheter des biens de luxe. Parce que tant qu'à aller sur les Champs-Élysées, on va se gâter un petit peu.»
Les estimations servent parfois des intérêts politiques ou sectoriels, nécessitant un regard critique sur leur validité, ajoute le spécialiste.