De plus en plus d’enseignants ne se sentent pas écoutés lorsqu’il est question de redoublement des élèves.
Un sondage de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ) révèle que 40 % des enseignants constatent que des élèves en difficulté sont promus sans soutien adéquat.
Le phénomène est souvent exacerbé sous la pression des directions d’école et des parents, ou par manque de places en classes spécialisées.
David Raymond, président du Syndicat de l’enseignement de l’Estrie, souligne que la modification des attentes, initialement exceptionnelle, devient courante, surchargeant les enseignants et nuisant à l’engagement et à l’estime de soi des élèves.
On le remarque notamment chez les garçons, dit-il.
«Il y a des élèves qui vont monter d'un niveau parce qu'on dit que c'est important qu'il garde ses amis autour de lui pour maintenir son estime de soi. On va le monter d'un niveau, puis d'un autre, puis d'un autre, puis il arrive au secondaire avec des fois deux ans de retard.»
Source: Archives Cogeco Média
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Écoutez l’entrevue accordée à l’animateur Jean-Sébastien Hammal.