Est-ce que Gilles Bélanger pourrait faire son entrée au sein du Parti libéral du Québec (PLQ), après avoir claqué la porte de la CAQ mercredi?
Sur les ondes du 107,7 Estrie, jeudi matin, Monsef Derraji, député libéral de Nelligan, n’a fermé aucune porte.
«Ce n'est pas moi qui ai décidé de qui va venir au Parti libéral ou pas, mais je peux vous rassurer que le téléphone de notre chef, Charles Milliard, n'arrête pas de sonner. On en a des tonnes et des tonnes de gens qui veulent être candidat avec le Parti libéral pour la prochaine élection. Est-ce que Monsieur Bélanger était un fier fédéraliste. Il était avec la CAQ, mais on ne peut pas dire qu'il n'est pas un fier fédéraliste.»
M. Derraji réagissait ainsi à la chronique de Philippe Léger qui avançait que la «maison réelle» de Gilles Bélanger est peut-être davantage le PLQ.
Il dit bien connaître le député d'Orford.
Mercredi, dans une publication sur Facebook après avoir annoncé sa démission fracassante de la CAQ, M. Bélanger écrivait: «Je dois maintenant trouver le bon véhicule pour en assurer l’exécution dans de meilleures conditions».
Dossier de Santé numérique
Pour Monsef Derraji, le départ de Gilles Bélanger est un signe que le gouvernement de la CAQ n'a pas d'écoute au sein même de son caucus.
L'ex-ministre de la Cybersécurité et du Numérique aurait été exclu du cabinet lors du remaniement de mardi parce qu'il aurait exprimé des doutes sur le Dossier de Santé numérique.
Si des ratés surviennent lors de l'implantation du DSN, la première ministre Christine Fréchette ne pourra pas se cacher derrière l'ignorance, clame le député libéral de Nelligan.
Le 9 mai, le DSN (dossier santé numérique) sera déployé en Mauricie–Centre-du-Québec et à Montréal, suscitant des inquiétudes sur la sécurité des données.
La démission de Gilles Bélanger, ex-ministre de la Cybersécurité et du Numérique, met en lumière des tensions au sein de la CAQ et des critiques sur le manque d’écoute du gouvernement Legault.