Le Québec investit près d’un milliard de dollars par an dans la gestion de l’itinérance, mais le phénomène s’aggrave.
On le sent à Sherbrooke en Outaouais et dans les Laurentides, indique Me Pearl Eliadis, professeure agrégée à l’École de politiques publiques de l’Université McGill.
Le Collectif québécois pour la prévention de l’itinérance lance un appel fort à l’ensemble de la classe politique. Il est impératif de mener une réforme juridique ambitieuse visant à transformer en profondeur l’action de l’État.
Actuellement, le Québec consacre près de 1 milliard de dollars par année à la gestion de l’itinérance visible sans réduire durablement le phénomène.
Le Collectif québécois appelle à une réforme juridique, incluant le droit au logement dans la Charte québécoise et une cible de 20 % de logements sociaux pour mieux prévenir l’itinérance visible et invisible.
«Entre 2018 et 2022, la situation de l'itinérance visible a monté de 44 %. Un autre 20 % pour les deux années subséquentes. Et cela, c'est vraiment le point de l'iceberg.»