La décision de vendre les fromages de la marque Oka était stratégique et a été longuement réfléchie.
C’est l’assurance que donne Guillaume Bérubé, directeur des relations publiques et des communications d'Agropur.
La vente des activités de fromages fins, incluant aussi les usines de Saint-Hyacinthe et dix marques dont Oka, au géant français Lactalis, ne s’est pas faite de gaîté de coeur non plus, dit-il.
La transaction affecte environ 400 employés.
La fromagère estrienne Marie-Chantal Houde, propriétaire de la Fromagerie Nouvelle-France à Racine, a exprimé des inquiétudes sur la perte d’identité alimentaire québécoise.
Selon M. Bérubé, Agropur vise à concentrer les investissements sur le lait à valeur ajoutée, les fromages naturels et la protéine laitière.
C’est la suite d’un investissement d’un milliard de dollars au Québec et dans les Maritimes, dit-il, invité à réagir sur les ondes du 107,7 Estrie.
«L'objectif, c'est de demeurer compétitif sur le marché, et ce, à long terme pour Agropur de générer le plus de valeur possible pour nos membres, les producteurs de lait. Pour ce faire, on va concentrer désormais nos investissements dans trois catégories de produits de lait à valeur ajoutée.»
Écoutez l’entrevue accordée à l’animateur Jocelyn Simard.