Les familles québécoises sont les grandes gagnantes des baisses d'impôt consenties par Québec et Ottawa depuis environ 25 ans.
C'est l'une des conclusions d'une étude de l’Université de Sherbrooke qui a parcouru la période allant de 1999 à 2024 pour déterminer quel groupe de la population en avait le plus profité.
L'un des auteurs de l'étude, Luc Godbout, a expliqué sur nos ondes que les politiques des deux gouvernements ont permis aux familles québécoises d'obtenir un statut fiscal enviable par rapport au reste du monde.
Le professeur à l’Université de Sherbrooke a analysé les baisses d’impôt au Québec et au Canada depuis 2000, évoquant les mesures prises par les Paul Martin, Bernard Landry, Jean Charest, Justin Trudeau et François Legault.
Il souligne la diminution des taux d’imposition pour la majorité, la bonification des prestations fiscales (allocation pour enfants, crédit solidarité, prime au travail), et l’augmentation du revenu disponible, surtout pour les familles avec enfants.
Malgré des déficits budgétaires persistants, la pression électorale pousse les partis (CAQ, Parti libéral, Parti conservateur) à promettre des baisses d’impôt, créant un paradoxe entre attentes fiscales et services publics.
«C'est le barème d'imposition qui est la moitié de la réalité. L'autre réalité, c'est que des mesures qu'on appelle des prestations fiscales ont été fortement bonifiées au fil des années.»