Le gouvernement d’Ottawa encourage les entreprises à investir grâce à une accélération de l’amortissement des immobilisations, a annoncé par le premier ministre Mark Carney lors d’un forum sur l’investissement.
Invité à commenter, Luc Godbout, titulaire de la Chaire de recherche en fiscalité de l’Université de Sherbrooke, explique que cette mesure pourrait priver Québec d’un milliard de dollars par an.
Le gouvernement fédéral retient 7 milliards de dollars, tout en stimulant la productivité.
La première ministre Christine Fréchette critique le manque de consultation provinciale, note M. Godbout.
«Ça veut dire que les entreprises, au lieu de passer un 20ᵉ de machinerie, vont passer de la totalité de la machinerie à la dépense. Donc, s'ils ont plus de dépenses, paye moins d'impôts, mais donc ça stimule les entreprises à investir, puis, à terme, ça stimule l'économie. C'est ça la logique derrière ça.»
Le débat sur l’harmonisation fiscale concerne aussi l’Alberta, les partis politiques québécois et la compétitivité face aux États-Unis et l’Union européenne.
Écoutez l’entrevue accordée à l’animateur Jeff Boudreault et à l’animatrice Valérie St-Jean.