Selon un rapport de la firme Deloitte commandé par le conseil d'administration de Santé Québec, l'organisme aurait évité 1,9 milliard de dollars de coûts en 2025-2026.
On aurait aussi atteint un léger surplus, en améliorant plusieurs indicateurs de service.
Invité à réagir, Régis Blais, professeur honoraire à l'Université de Montréal, souligne que ces économies résultent surtout d'objectifs déjà fixés par l’ancien ministre Christian Dubé et que le ministère aurait pu les réaliser sans créer Santé Québec.
Il remet en question la nécessité de l'agence et évoque la possibilité de décentraliser davantage les pouvoirs vers les régions.
«Les objectifs étaient établis, il fallait juste prendre les moyens. On dit que Santé Québec a réussi à résorber le déficit en faisant un meilleur suivi des dépenses. Ben oui, le ministère aurait pu faire ça en contrôlant les heures travaillées, en réduisant le recours aux agences privées. C'était déjà dans les plans de Christian Dubé. Il y avait mis des objectifs. Il fallait réduire les agences privées. Ben oui, puis réduire les heures supplémentaires. Et c'est toutes des bonnes choses. Santé Québec a fait les bonnes choses, mais le ministère aurait pu le faire, tout simplement.»