Après la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement canadien a jeté des munitions excédentaires dans le fleuve Saint-Laurent, notamment près du parc marin Saguenay–Saint-Laurent.
Quatre-vingts ans plus tard, ces obus sont devenus des véritables bombes à retardement pour la biodiversité et l’environnement.
Michel-Félix Tremblay, journaliste à l’émission Enquête de Radio-Canada, révèle que des milliers de bombes, potentiellement chimiques, menacent la faune, avec des effets similaires documentés en mer Baltique et en Allemagne.
Cette pratique, aussi adoptée par les États-Unis et la Grande-Bretagne, reste peu connue du grand public et soulève des questions sur la sécurité à long terme.
«Je ne sais pas quelle connaissance on pouvait avoir du fleuve en 1945, mais aujourd'hui, on sait très bien que ce secteur du fleuve en particulier, c'est vraiment un milieu d'une biodiversité unique. Ce n'est pas pour rien que les baleines remontent le fleuve jusqu'à cet endroit-là. C'est un garde-manger pour le fleuve Saint-Laurent.»