Le budget fédéral présenté ce jeudi par Francois-Philippe Champagne, ministre des Finances, pourrait s’accompagner d’un déficit de 60 milliards de dollars et des dépenses atteignant 602 milliards.
Invité à commenter, Nicolas Gagnon, directeur Québec de la Fédération canadienne des contribuables, critique la justification récurrente des déficits par des «investissements».
Il note que la dette a doublé depuis 2015 et que les intérêts annuels sont passés de 24,5 à 59 milliards, dépassant les revenus de la TPS et les transferts en santé.
«Je pense que ce qu'on devrait s'attendre à des problèmes dans les annonces qui nous confirment ce à quoi on s'attend, c'est-à-dire qu'on soit effectivement dans le rouge pas mal plus que prévu. Toujours en faisant miroiter que c'est la raison pour laquelle on est dans le rouge, qu'on est dans les déficits, qu'on continue de s'endetter, c'est toujours parce qu'on fait apparemment des investissements, notamment pour consolider l'économie canadienne. Sauf que je tiens à dire que, depuis 2015, le gouvernement fédéral justifie ses déficits en disant toujours qu'on fait des investissements.»
M. Gagnon appelle à un contrôle des dépenses, des allégements fiscaux et une meilleure gestion pour protéger les contribuables.
Écoutez l’entrevue accordée à l’animateur Jean-Sébastien Hammal.
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