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La CAQ veut réduire l'immigration temporaire

« En quelques années, on a ajouté l'équivalent de la ville de Québec » -PSPP

« En quelques années, on a ajouté l'équivalent de la ville de Québec » -PSPP
Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois / La Presse Canadienne

Pour Paul St-Pierre Plamondon, les restrictions annoncées plus tôt cette semaine en immigration par le gouvernement Legault ne sont même pas près de ratisser assez large. Il promet présenter un plan beaucoup plus « complet et durable ».

En entrevue au 107.7 Estrie jeudi matin, le chef du Parti québécois accusait la CAQ d'avoir « saboté » un système d'immigration qui était autrefois considéré comme un modèle.

« Rappelons que la CAQ, lors des dernières élections, disait que c'était suicidaire d'augmenter à plus de 50 000 immigrants permanents par année. La première chose qu'ils ont fait, c'est de changer d'idée là-dessus et d'augmenter les seuils à 65 000. »

Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois

« Et du côté de l'immigration temporaire, on est passé d'environ 100 000 immigrants temporaires sur le territoire québécois en 2018 à plus de 600 000 aujourd'hui. Donc, c'est comme si, en l'espace de quelques années, on a ajouté l'équivalent de la Ville de Québec en immigrants temporaires. »

En opposition à la croyance populaire, PSPP affirme aussi que d'accueillir de nouveaux immigrants ne contribue pas à atténuer la pénurie de main-d'oeuvre, au contraire.

Il se réfère à une étude de l'économiste Pierre Fortin, publiée en janvier dernier, pour affirmer que les nouveaux arrivants constitue également un nouveau consommateur, créant un besoin d'adaptation du système.

« Donc il y a comme un sevrage qui va devoir avoir lieu en considérant le fait que l'itinérance a quadruplé et le fait que la capacité du Québec d'accueillir des centaines de milliers de personnes en plus dans les prochaines années, elle n'est pas là. »

Le chef péquiste concède que certains secteurs seront affectées, mais soutient que son plan considérera les secteurs « les plus fragiles pour y aller graduellement ».

Il dénonce que les mesures du premier ministre, qui concernent principalement les étudiants internationaux, ne toucheront que 2 000 personnes sur les 600 000 immigrants temporaires sur le territoire. « Ce n'est pas sérieux à nos yeux », lance-t-il.

Écoutez l'entrevue accordée à Jean-Sébastien Hammal.

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