Aller au contenu
Autobus des Cantons

Une offre «nettement insuffisante» pour les chauffeurs

Une offre «nettement insuffisante» pour les chauffeurs
Jean-Sébastien Hammal / Cogeco Média

Aussitôt reçue, aussitôt rejetée. 

L’offre d’Autobus des Cantons à ses chauffeurs syndiqués était «nettement insuffisante» et ne permet pas de dénouer le conflit de travail qui perdure depuis des mois.

Elle permet aussi à ses propriétaires de s’enrichir encore davantage, critique Josée Dubé, vice-présidente de la Fédération des employés des services publics affiliée à la CSN.

«Des profits acceptables pour les transporteurs c’est 8 %. Là, il n'y en a pas 8, pas 9, pas 10. Ça voisine le 15 %. À un moment donné, il y a quelque chose qui se passe. Ça n’a pas de bon sens. C'est tout croche. C'est du vol permis, là c'est de l'argent public. Actuellement, s'il n'y a pas de transport, c'est parce que les dirigeants qui se brossent les dents avec du champagne», argumente-t-elle avec émotions.

«Mais les chauffeurs gagnent 20 000 à 25 000 $ par année. Ils se battent pour une dignité, pour une reconnaissance. Il y a plein de gens qui disent qu’ils ne feraient pas cette job. Il y a des gens qui sont capables et ceux qui ne sont pas capables. Payez-les! Je vous le dis, on est plus qu'en colère.»

Hâte de renouer avec les enfants

Rappelons que la compagnie Autobus des Cantons a envoyé une lettre au Centre de services scolaires de la Région-de-Sherbrooke (CSSRS) indiquant «avoir soumis une nouvelle offre qui correspond aux conditions du marché actuellement offertes dans la région de Sherbrooke».

Le conflit de travail oblige les parents à aller porter leurs enfants à l’école, pendant de longues minutes. 

Ses membres ont hâte de retourner au travail et de renouer ave les écoliers, jure Mme Côté. 

«On a un lien direct avec les enfants. Et le message que je pourrais dire aux parents, c'est qu'on a on est dans cette émotion-là. Les chauffeurs d'autobus, ils sont dans cette émotion-là depuis que les parents n'ont pas de transport. Mais les parents nous donnent leur appui. Les chauffeurs ne demandent pas de l'argent. De plus, ils dénoncent quelque chose de dégueulasse qui se passe actuellement; les transporteurs ont demandé de l'argent, le gouvernement l'a donné. Il ne l'a pas encadré.»

Écoutez l’entrevue accordée à Jean-Sébastien Hamal.

Vous aimerez aussi

Parce que vous voulez tout savoir!

Ne manquez rien de l’actualité, des chroniques ou moments forts de vos animateurs et émissions préférés.

En m’abonnant, j’accepte de recevoir des communications par courriel de Cogeco Média et de ses sociétés affiliées, y compris des nouvelles, des mises à jour, des activités et des concours. Vous pouvez vous désabonner en tout temps en utilisant le lien au bas de nos courriels ou en nous contactant par le biais de notre Politique en matière de protection des renseignements personnels. Veuillez noter, cependant, que nous pouvons continuer à vous envoyer des communications liées au service et d’autres communications non commerciales. Ce site est protégé par reCAPTCHA et la politique de confidentialité de Google et les les conditions d'utilisation s'appliquent.

Dernièrement dans Que l'Estrie se lève

«On a peur que les patientes accouchent sur la route»
De jeunes épargnants tombent dans le piège de la cryptomonnaie
L’homme d’affaires Nikolaï Ray veut défaire le narratif ambiant
Le Canadien n'improvise plus
Le niveau de la Saint-François à la baisse
Le marché pétrolier reste tendu
L’occasion d’en savoir plus sur les safaris en Afrique du Sud
Drainville répond aux auditeurs et expose ses priorités
L'énigme du 13 mars 2026
Don Cherry est l'un des rares symboles purement canadiens
Mélanie Hotte: nous sommes tous accompagnés par des défunts
Tout a commencé en 1986 à Granby…
Christian Tétreault: écrire en adoptant la perspective de l’enfant