Les 1000 étudiants de médecine des quatre campus de l'Université de Sherbrooke ont des craintes pour leur diplomation et les stages en lien avec les négociations houleuses sur le projet de loi 106.
À l'instar des médecins spécialistes, les médecins de famille ont voté à 91 % en faveur du boycottage de l’enseignement aux étudiants en médecine à partir du 1er octobre.
Si l'association des étudiants en médecine appuie le retrait du projet de loi, ils s'inquiètent de l'invalidation de certains stages.
Pour les étudiants en préclinique, la grève signifie qu’il n’y a plus de médecins pour leur enseigner la matière et les étudiants ont reçu la consigne de poursuivre leurs apprentissages par eux-mêmes, s’insurge Jean-Simon Desrochers, président de l'Association des étudiants en médecine de l'Université de Sherbrooke.
«C'est notre plus grande crainte, la graduation. Ça va impacter également les soins à la population parce que ça va être des personnes résidentes de moins qui vont pouvoir commencer à soigner les gens en juillet.»
M. Desrochers exprime aussi son inquiétude concernant la fermeture possible des facultés de médecine.
Les étudiants subissent déjà des impacts majeurs, notamment l’invalidation de stages et une ambiance marquée par l’inquiétude et la frustration, note-t-il.
Écoutez l’entrevue accordée à l’animatrice Valérie St-Jean.
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