La collision entre une piétonne et un cycliste, au lac des Nations lundi, relance le débat sur la cohabitation sur les pistes cyclables.
Elles sont de plus en plus fréquentées par les piétons et d’autres moyens de transport, comme les trottinettes électriques, constate . Magali Bebronne, directrice des programmes de Vélo Québec.
Elle souligne l’importance de la prévention, de l’adaptation de la vitesse, de la réglementation et des aménagements sécuritaires.
Elle prône notamment la séparation des voies selon l’achalandage.
«C'est certain que la question de la vitesse, une vitesse est rarement trop rapide à elle toute seule. Ça dépend tellement de l'environnement dans lequel on est et des gens qui sont autour de nous. Donc c'est toujours important de bien adapter sa vitesse à notre environnement, être sûr qu'on va être capable de réagir, que s'il y a un grand achalandage et des personnes autour de nous. Il faut qu'on soit capable de s'arrêter. Parce que par définition, un piéton, par exemple, ce n'est pas quelqu'un qui a l'obligation de signaler ses virages. Ça peut changer de direction à tout moment. Alors, ça demande une extrême vigilance. Quand on doit partager ces espaces-là avec des piétons.»
Services d’urgence
L’accident est survenu lundi vers 13h30 sur le pont piétonnier reliant la rue de la Glacière et la rue Esplanade. Les services d’urgence ont été appelés à intervenir à la suite de la collision entre un utilisateur d’un vélo électrique et la piétonne de 70 ans. L’homme, âgé d’environ 55 ans, était en arrêt cardiorespiratoire.
Mardi matin, on craignait toujours pour sa vie.
Mme Bebronne évoque aussi la popularité croissante des vélos électriques au Québec, plus rapides qu’en Europe, et la nécessité d’adapter les infrastructures construites dans les années 1980-1990.