L’ancienne mairesse de Sherbrooke, Évelyne Beaudin, ne serait pas nécessairement la bienvenue comme candidate du Parti québécois (PQ) en vue de la prochaine élection provinciale.
Yves Bérubé-Lauzière, président de l’exécutif du PQ dans Sherbrooke, Mme Beaudin viendrait avec un passé pas toujours favorable.
«Évelyne Beaudin a quand même certains squelettes dans son placard. Ça n'a pas été de tout repos son mandat. Après deux ans, elle a effectivement démissionné parce qu'elle a dit qu'elle ne se représentait pas. Rendu à deux ans dans son mandat, on était loin de la fin. Elle a le droit de se présenter. Le PQ, c'est un parti démocratique. Elle fera bien ce qu'elle veut de ce que la population pense de son règne à la tête de Sherbrooke.»
Le nom de Mme Beaudin circule comme candidate péquiste lors du prochain scrutin, alors que le parti trône dans les sondages.
Appelée à commenter, Sylvie Tanguay, aussi une ancienne candidate péquiste, a mentionné que le parti ne recherche pas simplement des candidatures vedettes pour la prochaine élection.
«Le chef a été très clair: c'est des candidatures qui connaissent le Québec qui est capable de porter le projet de société davantage. C'est l'ADN du Parti québécois. Donc, ça va être super important de toute façon.»
Yves Bérubé-Lauzière et Sylvie Tanguay, anciens candidats du PQ dans la région aux dernières élections provinciales, ont l’impression de rejouer dans le même vieux film, alors que le PLQ est aux prises avec des allégations de magouille.
De plus, au fédéral, par l’entremise de Mélanie Joly, on fait de l’ingérence en brandissant le spectre de la peur en ce qui a trait à un éventuel référendum au Québec, disent-ils.
Écoutez l’entrevue accordée à l’animateur Jean-Sébastien Hammal.
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