Les membres du syndicat des paramédics sont sans contrat de travail depuis près de trois ans maintenant.
Un tel anniversaire valait une manifestation devant l’Assemblée nationale à Québec pour dénoncer la situation.
Selon François Perron, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux en Estrie (CSN), les revendications portent principalement sur les salaires, l’équité avec le secteur public (notamment le 17,4 % d’augmentation) et la reconnaissance du service essentiel, qui empêche la grève.
M. Perron souligne aussi l’épuisement du personnel, la pression sur les ressources humaines et l’importance du soutien à la santé mentale.
«On est là, proche de l'Assemblée nationale, pour accueillir les députés durant leur rentrée parlementaire. Eux, ils arrivent de vacances. Nous, on n’en prend pas vraiment de vacances. On est un service essentiel, mais étant donné qu'on n'a pas le droit de grève, il n'y a pas grand-chose qui avance.Ça fait bientôt trois ans qu'on est sans convention collective.»