Le Syndicat des producteurs forestiers du Sud du Québec et l'organisme Action Boréal questionnent sérieusement la facon de faire de Domtar et du ministère des Ressources naturelles dans un dossier de coupes forestières, dans un milieu sensible de la Côte Nord
Selon La Presse, la papetière Domtar a fait annuler, par un appel d'une personne haut placée, le refus des fonctionnaires du gouvernement de lui accorder une autorisation de coupes forestières dans une zone protégée, où l'on trouve des sites patrimoniaux autochtones.
Il n'a fallu que 19 minutes à deux dirigeants de Domtar pour convaincre la directrice générale de la gestion des forêts du Nord-Est au ministère des Ressources naturelles et des Forêts de passer par-dessus l’avis des ingénieurs forestiers de son ministère.
Voilà que l’autorisation d’opérer de Domtar est maintenant sur la glace tant que l'entreprise ne répondra pas aux conditions, selon le ministère.
Le président du Syndicat des producteurs forestiers du Sud du Québec André Roy rappelle qu'il est fréquent, dans une crise forestière ou économique tarifaire que des entreprises fassent preuve de tactiques s'apparentant à des techniques de "chantage" pour arriver à leur fin. Selon lui, malgré une charte du bois, le Québec ne s'est pas encore doté de réelle stratégie pour la seconde et la troisième transformation, ce qui le rend isolé quand il est question de production de papier devant des joueurs majeurs comme Domtar.
Le président de l'organisme Action Boréale Henri Jacob questionne fortement l'alignement et le sérieux du gouvernement dans des dossiers aussi sensibles que la foresterie et la protection du caribous forestiers.