Nathalie Villeneuve, porte-parole du regroupement des maisons d’hébergement pour femmes victimes de violences conjugales, a organisé une manifestation silencieuse à Québec devant l’hôtel du Parlement.
On y a dénoncé le manque de financement depuis trois ans et la demande urgente de 50,2 millions de dollars pour répondre aux besoins croissants.
Les statistiques révèlent six féminicides en cinq semaines et de nombreuses demandes d’hébergement refusées, tandis que le regroupement sollicite un engagement transpartisan des députés et espère au moins 16 millions de dollars pour les urgences immédiates.
À l'initiative du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, une coalition de 53 maisons a mené une action éclair devant l'Hôtel du Parlement mardi, pour interpeller les députés de toutes les formations politiques à faire de la lutte contre la violence conjugale une réelle priorité politique.
Dans ce rassemblement silencieux, une centaine de travailleuses de maisons tenaient des silhouettes de femmes et d'enfants grandeur nature sur lesquelles on pouvait lire le prénom, l'âge et les impacts concrets de la violence sur leur vie : des bambins anxieux, des ados en souffrance, des femmes présentant des blessures, des dépressions, des douleurs chroniques.