En raison des frappes américaines et de la riposte iranienne, l’industrie du pétrole a les yeux rivés sur le détroit d'Ormuz, où transite 20 % du pétrole mondial.
Carol Montreuil, vice-président pour l'est du Canada de l’Association canadienne des Carburants, explique que les marchés interconnectés réagissent instantanément à ce type de conflit.
Il remarque une hausse du prix du Brent à 80 $ et du diesel de 17 %, affectant l’essence au Québec en quelques heures.
Invité lors de l’émission L’Estrie Aujourd’hui, M. Montreuil s’est souvenu de l’impact de la spéculation et du choc pétrolier de 1973.
«L'Impact se fait instantanément, autant à la hausse qu'à la baisse. Donc, on l'a vu dans les heures qui ont suivi, on a vu déjà des impacts sur le marché de New York.»
Il précise que, même avec un approvisionnement 100 % canadien, cela n’isolerait pas le pays des fluctuations mondiales.
Écoutez l’entrevue accordée aux animateurs Steve Roy et Valérie St-Jean.
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