Un tribunal français a reconnu le cancer du sein d'une infirmière comme maladie professionnelle liée au travail de nuit.
On fait donc l'association entre perturbation du rythme circadien et risques accrus de cancer du sein et du côlon.
Le Dr Denis Soulières, hématologue-oncologue et porte-parole de la Société canadienne du cancer, explique que cette association, bien que moins forte que celle entre tabac et cancer du poumon, est suffisamment documentée.
Le phénomène est remarqué chez les femmes, dit-il.
«On se connaît cette association pour les maladies cardiovasculaires, le diabète et certains types de cancer, dont le cancer du sein et le cancer du côlon principalement. On ne peut pas dire que c'est quelque chose qui s'applique au cancer de façon générale, mais du moins pour ces deux-là, il y a une certaine association qui est démontrée. Une association qui n'a pas un niveau de certitude aussi forte, par exemple que ce que l'on retrouve après le tabac et le cancer du poumon. Mais quand même assez de cas répertoriés pour permettre de dire qu'il y a certainement une espèce d'élément d'association entre le fait de travailler de nuit et la probabilité de développer un cancer du sein.»
Le Dr Soulières recommande de limiter l'exposition prolongée au travail nocturne pour réduire les risques pour la santé.