Après une flambée du prix de l’essence à Sherbrooke, atteignant près de 2 $ le litre, une baisse d’environ 13 ¢ pour l’essence ordinaire et 28 ¢ pour le diesel est prévue.
Selon Dan McTeague, président de l’organisme Canadiens pour une énergie abordable, on doit assister à une baisse de prix, car ceux à la rampe de chargement ont diminué, après une détente dans le conflit entre l’Iran et les États-Unis.
«Les stations-service sont obligées moralement. Les consommateurs savent très bien que le prix à la rampe est descendu par environ 12 cents plus TPS et 13 cents pour le diesel. Donc, je pense que les stations-service sont fidèles à des signaux qui sont donnés par leurs fournisseurs. Et sinon, évidemment, il y aurait des questions à l'Assemblée nationale.»
Vendredi matin, dans la région de Sherbrooke, on n'avait pas remarqué de mouvement à la baisse.
M. McTeague explique que la volatilité des prix est liée aux tensions au Moyen-Orient, notamment les attaques iraniennes sur le Qatar, le Bahreïn, le Koweït et l’Irak.
On devra vivre avec cette incertitude encore quelques mois, dit-il.
De plus, les automobilistes devront composer avec le passage à l’essence d’été, qui entraînera une hausse de 5 à 6 ¢ le litre dès mercredi prochain, fait remarquer Dan McTeague, invité lors de l’émission Que l’Estrie se lève.
Écoutez l’entrevue accordée à l’animateur Jean-Sébastien Hammal.
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