L’inflation du lait a diminué, mais des facteurs comme le dollar canadien, le gazole et El Niño influencent les prix.
Invité à commenter, Sylvain Charlebois, spécialiste en alimentation à l’Université Dalhousie, explique qu’au Québec, la Régie des marchés agricoles réglemente le prix du lait liquide avec un prix plancher et plafond. La Commission canadienne du lait fixe les prix au niveau fédéral pour les produits dérivés.
M. Charlebois souligne que les consommateurs sont peu représentés lors des consultations publiques.
«C'est certain qu'il va y avoir l'Union des producteurs agricoles qui va avoir les distributeurs, les transformateurs, il va y avoir des détaillants. Tout ce beau monde-là vont vouloir que le prix augmente, mais, en bout de ligne, qui représente le consommateur?Dans le fond, la gestion de l'offre fait en sorte qu'on pense beaucoup aux coûts de production au lieu de l'abordabilité alimentaire pour ce qui est du consommateur.»
M. Charlebois prévoit une hausse de 2 à 3 % du prix du lait en février.
Écoutez l’entrevue accordée à l’animateur Jeff Boudreault.