Luc Picard, accusé d’agression contre un membre de la communauté LGBTQ+ via l’application Grindr à Sherbrooke, a été condamné à une peine à domicile de deux ans moins un jour.
Le juge a tenu compte de sa réhabilitation.
Toutefois, la sentence fait réagir.
Raphaël Provost, directeur général d’Ensemble pour le respect de la diversité, souligne l’impact durable des conséquences pour la victime, alors que la peine est limitée pour l’agresseur.
«Être pris chez soi pendant deux ans et un jour, c'est quand même aussi une condamnation. Par contre, je veux absolument qu'on pense à la personne qui a vécu ça et qui va vivre avec des traumatismes toute sa vie, pas que deux ans et un jour toute sa vie, mais aussi les communautés qui ont vu ça. Moi, c'est une conversation qui est encore très ambiante de se dire c'est le prochain, ça va tout m'arriver.»
Source: Archives
M. Provost remarque la persistance des préjugés dangereux, notamment l’amalgame entre LGBTQ+ et pédophilie.
Écoutez l’entrevue accordée à l’animateur Jean-Sébastien Hammal.