Il y a huit ans, la CAQ prenait le pouvoir avec des surplus budgétaires. Les coffres étaient remplis pour faire face aux défis.
David Raymond, président du Syndicat de l’enseignement de l’Estrie, était tenté de revenir en arrière au lendemain de la présentation du budget du ministre Éric Girard.
«Huit ans plus tard, on annonce des déficits. Je n'ai pas l'impression que le réseau de la santé s'est amélioré. Je n'ai pas l'impression que le réseau de l'éducation s'est amélioré. Je n'ai pas l'impression qu'il y a eu une mise à jour de nos infrastructures. J'ai l'impression qu'on parle des mêmes enjeux huit ans plus tard. Mais maintenant, les coffres sont vides.»
En éducation, peu d’argent est alloué aux services directs aux élèves, déplore M. Raymond.
Pistes de solution
De plus, le manque d'investissements structurants dans le budget du ministre des Finances Éric Girard est dénoncé par le milieu de la santé.
L'augmentation des ratios, qui est demandée depuis plusieurs années, serait une des pistes de solution pour améliorer le réseau, note David Lambert, trésorier du Syndicat des professionnelles en soins des Cantons-de-l’Est affilié à la FIQ.
«On salue quand même la hausse de 4.1 % des dépenses en santé, mais c'est juste pour maintenir le paquebot à flot. Puis il y a aussi des investissements au niveau des soins à domicile. Mais pour rendre plus accessible son domicile, ça prend plus de monde. Actuellement, on en manque.»
M. Lambert retient aussi l’absence de mesures pour contrer la privatisation et améliorer les conditions de travail.