Le chef libéral Mark Carney a finalement obtenu sa majorité à la Chambre des communes, sans même déclencher des élections.
Comment explique-t-on son immense popularité, alors que sur papier, il présente un profil avec plusieurs lacunes aux yeux des électeurs?
Selon Carol-Ann Rouillard, professeure au Département de communication de l’Université de Sherbrooke, le premier ministre a su développer la confiance des électeurs dans le contexte actuel.
Sa majorité a été obtenue grâce à des transfuges et des élections partielles, malgré un contexte initial défavorable face aux conservateurs de Pierre Poilievre.
«Mark Carney, il faut qu'il ait un pouvoir d'attraction quand même hors norme pour aller séduire ces gens-là et les convaincre d'aller quasiment à l'encontre de leurs valeurs et convictions.»
Mme Rouillard souligne l’insatisfaction interne chez les conservateurs, l’importance du contexte international (notamment l’accord Canada–États-Unis–Mexique) et la nécessité pour Carney de livrer des résultats concrets durant son mandat majoritaire.
Écoutez l'entrevue accordée à l’animateur Jean-Sébastien Hammal.
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