Près de 10 % des infirmières de l’Estrie, soit environ 400 à 500 personnes sur 5000 membres, étaient en congé de maladie en novembre 2025.
La surcharge de travail, le manque de personnel et les heures supplémentaires forcées sont en cause, explique David Lambert, secrétaire et trésorier du Syndicat des professionnels en soins des Cantons-de-l’Est.
«Dès qu'il en manque une ou deux, c'est une catastrophe. On l'a vu avec les perfusionnistes-clinique cet été. Si on ne considère pas aussi dans les chiffres les démissions pis les postes vacants là-dedans, ça amène aux équipes de travail, souvent en des plans de contingence, où ce qu'on doit faire le choix dans certains soins fait que ça rajoute à la surcharge de travail et le manque de personnel.»
M. Lambert critique l’absence de loi sur les ratios patients-infirmières au Québec, contrairement à la Colombie-Britannique et au Manitoba.
Il propose des solutions comme la décentralisation des pouvoirs, le maintien du Programme d’expérience Québec (PEC) et l’amélioration de la santé-sécurité au travail.
Écoutez l’entrevue accordée à l’animatrice Valérie St-Jean.
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