En visite à Sherbrooke, le ministre du Travail, Jean Boulet, a été confronté à une protestation contre son projet de Loi 3 sur la transparence syndicale.
Tôt jeudi matin, il a été accueilli jeudi matin par une manifestation de plusieurs syndiqués lors d’une manifestation.
Au micro du 107,7 Estrie, il a expliqué qu’il souhaite moderniser la santé-sécurité au travail et trouver l’équilibre entre le droit de grève et les services essentiels lors des conflits de travail.
Il prend pour exemple le récent débrayage à la STM Montréal.
«Je ne veux pas mettre fin aux grèves, je veux juste qu'on trouve un équilibre entre le droit de grève, qui fait partie intégrante des chartes de droits et libertés de la personne, et les besoins qui sont aussi fondamentaux d'une population qui est souvent vulnérable par les grèves. Ce n'est pas d'empêcher la grève, mais tenant compte de sa durée, de son contexte.»
«Aucune ouverture à négocier»
Pour sa part, Danny Roulx, représentant national de l’APTS en Estrie, critique la CAQ pour le manque d’ouverture et l’application inégale des lois, soulignant les inquiétudes des syndicats concernant la santé, la sécurité et la négociation des conventions collectives.
«Il n'y avait aucune ouverture à négocier jusqu'au moment où on était en grève et qu'on avait la part du public. Là, on s'est mis à négocier réellement. Et ce qu'on voit dernièrement, c'est un peu la même chose avec les médecins. Ça n'a pas marché au départ.»